So please don't cry.

« Encore une !» Vous dîtes-vous à cet instant, vous lecteur qui me suivez depuis un moment ? Oui. Encore. Je suppose que vous avez aussi pu remarquer que j'avais mis en pause « Let me dream about her» ma dernière fiction en date. Je reprend ici, avec une toute nouvelle histoire, une toute nouvelle intrigue. J'espère que vous aimerez et que vous me laisserez votre avis dans des commentaires.
Comme toujours, je vous met un lien sur cet article si vous désirez être prévenu. Et comme toujours je vous direz que je ne met ce lien que si vous me laissez des commentaires. Les avis comptes beaucoup pour moi. Voila assez de blabla.



MERDE A LA PUB -_-
NON, Y A D'AUTRE FACON DE SE FAIRE CONNAITRE MERDE QUOI!
J'EN FAIS PAS DE PUB MOI -_-



Les prévenus seront :
summer-13190
Best-Behaviour
elow-inc
Dont-Want-You-History
xEverybody-knows
xxxx-noemiie
Olive-mcfly-fic
xXx-pck-c-toi-xXX
might-havebeen
x-x-ignorance-x-x
ficti0n-charlie3
Car-Lost
Nursery-Rhyme-Of-Pain
Jap-Story
xRainbowarriors
South-Of-Neverland
CitrusCake
x--l-kissed-a-girl
do-ya-still-love-me
X-The-Last-S0ng-x

# Posted on Thursday, 21 August 2008 at 2:02 PM

Edited on Saturday, 08 November 2008 at 1:58 PM

#1

#1
CHAPITRE 1
Partie une.


__Je m'étais dis que cela serait mieux. Pour elle, pour moi, pour nous deux.
__Assis au milieu d'un bois, sur un tronc d'arbre je réfléchissais à ce qu'était ma vie sans elle depuis ces derniers mois. Huit mois pour être exact. Je repensais à notre rupture, à ses petits doigts fins et tièdes qui s'étaient resserrés sur ma paume pour m'empêcher de partir et à ses yeux brun, presque noirs qui s'étaient emplis de larmes. Sans mal j'avais retiré ma main prisonnière de la sienne et j'étais parti, sans même me retourner. Entendant mon prénom, haché, entre ses sanglots douloureux. Une larme avait réussit à se frayer un chemin à travers mes yeux nappés d'eau, et avait coulée lentement sur ma joue avant de venir s'écraser sur le sol dans un « plouf » presque audible. J'aurai voulu me retourner, la regarder et la serrer dans mes bras pour essayer d'apaiser sa souffrance. J'aurai voulu lui dire que tout cela n'était qu'un mal entendu, que jamais je ne l'abandonnerai mais ce ne fut pas le cas. J'avais continué à marcher lui faisant dos et avais gagné ma porche rouge avant de démarrer en vitesse et de partir, la laissant là, seule. Je l'avais laissée pour son bien. Il le fallait.
__Mes parents avaient achetés une maison en Floride à Fort Myers, loin de notre ancienne vie, loin de tout ce que j'avais connu mais surtout loin d'elle. Elle qui était restée à Montague une petite ville du New jersey située dans le Sussex county. Je l'imaginais facilement vaquer à ses occupations quotidienne. J'imaginais ses beaux yeux brun rieur comme durant l'époque ou nous étions ensemble, jamais l'un sans l'autre. Je pouvais encore entendre son rire carillonner dans ma tête, sentir jusqu'à ses mains dans mon cou. Le jour ou ces souvenirs, ces sentiments, son visage s'effaceront de ma mémoire je ne serai plus bon à rien, si, bon à mourir. __Pensait-elle encore ne serait-ce qu'un peu à moi ? Douglas Lee Poynter, être qui l'a si lâchement abandonnée pour cause que je ne lui avais révélée. M'aimait elle encore un tant soit peu au fond de son c½ur ? Arriverait-elle à me pardonner si un jour les choses s'arrangeaient ? Parfois, avant de m'endormir, fermant les yeux, je l'entendais encore me susurrer des « je t'aime » au creux de l'oreille. J'aurai voulu la voir une dernière fois. La serrer dans mes bras et lui demander pardon. Pardon pour tout. Ça ne servait à rien. Elle était heureuse sans moi maintenant. Je ne tenais pas à la faire de nouveau souffrir et de voir une fois de plus la tristesse mélanger à la douleur dans ce si beau regard.
__Je me levais du tronc d'arbre et me dirigeais vers la maison, grande, éclairée, en bord de plage et près d'une forêt. Non loin de la ville – ce qui tombait bien vu que je ne rentrai que le week end à la maison- .
__Ma mère, Louisa s'agitait dans la cuisine comme toutes les semaines quand je rentrais, elle était aux petits soins avec moi. Bien que je ne cesse de lui répéter d'arrêter tout cela. Que je n'avais besoin de rien – mise à part elle – et qu'un sandwich me conviendrait. J'essayai même de la rassurer, ma chère maman qui s'inquiétait, qui avait pleurait plus d'une fois depuis que l'on nous avions appris « la nouvelle » peu réjouissante. Moi, j'avais écouté, j'avais encaissé. Essayant de comprendre le maximum de choses dans tout ce que l'on me disait. Je disais à ma mère que d'ici quelques mois ce ne serait qu'un mauvais souvenir, qu'il ne fallait en aucun cas qu'elle s'en rende malade. Mon père, Pierre, quant à lui faisait comme si tout allé pour le mieux quand j'étais dans les parages et je l'en remerciai, bien que je sache pertinemment qu'il n'en fut pas le cas lorsque je repartais de la maison. Parfois même, je le surprenais sécher ses yeux lorsqu'il parlait de ça avec ma mère. Je m'en allais donc silencieusement jusqu'à ma chambre de peur de voir leurs regards peinés se poser sur moi, sur mon corps presque cadavérique. Je les rassurais mais personne n'était là pour me rassurer moi. Personne ne m'aidait à tenir si ce n'est elle ma princesse.

# Posted on Thursday, 21 August 2008 at 4:31 PM

Edited on Tuesday, 10 February 2009 at 12:07 PM

#2

#2
Partie deux.

__Dans un premier temps j'avais pensé que lui écrire une lettre serait convenable, j'en avais fais des brouillons, jamais je n'avais osé envoyer la moindre chose, jamais. J'aurai pu lui dire dans ce courrier que je m'excusais, que je l'aimais et que cela durerait sûrement jusqu'à la mort. J'aurai pu lui souhaiter pleins de bonheur et qu'elle se trouve un homme bien que mon c½ur soit aux bords des lèvres tant cette pensée me faisait mal. La voir avec un autre. Accrochée, amourachée de lui. Je ne l'aimais pas –peut importe qui il était- je la voulais pour moi, avec moi, pour le restant de mes jours. J'aurai pu lui expliquer la vraie cause de mon départ et lui dire que la raison que je lui avais fournie était des plus fausse. Repenser à ce visage tendu, pâle, à sont regard si plein de sentiments qui m'étaient inconnus, que je n'avais jamais pu lire dans ses prunelles sombres. Le pire dans tout cela avait été de voir la petite flamme au fond de ses yeux s'éteindre, voir le feu ardent qui habitait notre relation s'évaporer. A cet instant j'avais failli faire marche arrière, j'avais eu envie de tendre les bras pour qu'elle vienne si blottir et embrasser son front ou mieux encore, ses lèvres sucrées. Mais ce ne fut pas le cas. Au contraire j'avais ouvert la bouche avec beaucoup de mal et avait dit ces mots en y mettant le plus de haine, pour espérer qu'elle me croit. « Je ne t'aime plus Mathilde. ». Elle était restée là, face à moi, les larmes coulant par torrents sur ses joues, la bouche entre ouverte, la respiration haletante. En me concentrant je m'étais aperçu que, moi aussi, ma respiration s'était faite courte et que la douleur se creusait de plus en plus profondément dans mon c½ur, dans mon âme. Alors que j'allais partir, elle avait tendu le bras et avait saisi mes doigts dans sa paume, mes yeux s'y étaient attardés et j'avais fini par récupérer ma main avant de la regarder et de secouer la tête d'un air désolé puis de partir, essayant de ne pas prêter attention à ses pleurs et a la douleur qui me déchirait la poitrine. Ce soir là je n'étais pas rentré, j'avais roulé jusqu'à new york, ne faisant pas attention aux heures qui étaient passées. Je m'étais retrouvé sur une falaise, entouré d'arbres. Et j'avais enfin pu craquer. J'avais pu hurler ma peine au monde entier jusqu'à m'en déchirer les poumons, j'avais pu pleurer à genoux en priant le ciel qu'elle me pardonne. Ensuite, quand mes cris avaient cessés de raisonner contre les gros cailloux atour de moi, je m'étais assis au sol, laissant mon dos aller contre la voiture, pensant à elle à chaque minutes, chaque secondes sans que les larmes ne cessent de venir noyer mon tee-shirt. Quand le matin s'était levé, j'avais repris la route pour arriver à Montague dans l'après midi à cause des nombreux embouteillages rencontrés. Je n'avais pas ouvert la bouche jusqu'au déménagement. Le jour de notre départ, aux alentours de cinq heures du matin, alors que nous nous apprêtions à démarrer je m'étais rendu devant chez elle, à pieds. J'avais eu l'intention de lui parler, de monter à l'échelle posée près de sa fenêtre comme je l'avais fait tant de fois dans le passé et de lui faire un dernier baiser. Alors que j'étais arrivé au carreau je n'avais osé entrer. Elle dormait, serrant les draps dans son poing droit, le visage crispé, l'inquiétude se lisait facilement sur ses traits. Même lorsqu'elle dormait, elle ne pouvait s'apaiser. Et je ne pouvais arrêter de me répéter que c'était entièrement ma faute. J'avais fais demi tour dans le plus grand silence et nous étions partis sans qu'elle ne s'échappe de mes songes. Elle m'en voudrait sûrement un très long moment mais elle finirait par m'oublier, c'était mieux ainsi, elle souffrirait moins pour ce qui arriverait d'ici quelques mois. Je le savais. Pour moi ce n'était plus un secret bien que mes parents continuaient de garder espoir. La maladie gagnerait sur moi et non pas le contraire. Ce cancer de l'abdomen qui s'étendait du pancréas jusqu'à la vessie atteignait doucement les reins et le foie, sans compter le colon déjà en très mauvais état. Il aurait raison de moi. Mais pour elle, je continuais de me battre, je me battrai jusqu'au bout juste pour avoir l'espoir de revoir son joli visage ne serait-ce qu'une dernière fois.

# Posted on Thursday, 21 August 2008 at 8:09 PM

Edited on Saturday, 15 November 2008 at 1:36 PM

#3

#3
Partie trois.


__L'hôpital était quelque chose qui ne m'enchantait guère. Je n'aimais pas resté couché sur ce lit blanc à longueur de journée, branché à des tas de fil, à des tas de machines qui faisaient un bruit à en réveiller les morts. –Haha, bientôt me réveilleraient elles ?-. Je ne voulais pas recevoir de visites dans cet endroit. Uniquement ma mère pouvait venir, l'entrée de cette pièce était strictement interdite à mon père. J'étais faible face à toutes ces choses et c'était déjà assez pénible de voir maman souffrir de me voir tel une loque. Je souffrais de son regard. Ce n'était pas de la pitié qu'il évoquait. C'était une peine profonde, une immense tristesse. Ce regard me rappelait celui de Mathilde lorsque je lui avais annoncé que je la quittais. Un regard vide, dénudé de toutes expressions heureuses. Uniquement un chagrin infini. Parfois même il m'arrivait de supplier ma mère pour qu'elle me laisse, qu'elle parte loin de cet endroit lugubre, sinistre et froid. Je haïssais les moments ou, prostrée derrière moi elle caressait ma nuque d'une main maternelle qui se voulait rassurante quand je rendais le contenu de mon estomac. Je détestais peut être ces instants mais je lui étais reconnaissant. J'avais l'impression de retomber en enfance lorsqu'assis dans les toilettes, elle s'asseyait et me tirer contre elle, caressant mes cheveux tout en me berçant. Elle était là, je ne pouvais que l'en remercier, j'en avais besoin mais j'étais assez têtu pour lui dire que je ce n'était nullement une nécessité qu'elle soit là et que je m'en sortais très bien tout seul – ce qui était entièrement faux- bien sur, elle n'en croyait pas un traitre mot et restait avec moi, assise dans le siège de cuir marron qui m'avait l'air peu confortable à côté du lit. Je ne disais mots mise à part quand elle me posait une question. J'y répondais le plus brièvement possible et je fermais les yeux, laissant mon esprit s'envoler à ses côtés. Je rêvais d'elle et quand je me réveillais un sourire avait naquit sur mes lèvres. Juste parce qu'elle avait été là, quelques temps avec moi. Aux alentours de dix-neuf heures ma mère partait. Les heures de visites étaient terminées. Je lui priais de passer le bonjour à papa et elle m'embrassait sur le front avant de me dire -comme chaque jour- qu'elle passait demain. Et un beau jour alors que ma mère n'avait pu venir pour je ne sais qu'elle raison, l'on m'avait changé de chambre, me mettant avec un jeune homme au prénom de Danny. Lui il était en rémission depuis deux ans, leucémie. Il faisait des examens régulièrement et rien n'était à signaler. Tout la journée nous avions parlé et avions finis par échanger nos adresses E-mail ainsi que nos numéros. Puis les mois étaient passés et nous étions devenus de très bons amis. Il me rendait visites à l'hôpital –chose que je n'approuvais pas- et disait me comprendre. Après tout il était passé par là lui aussi. Je n'avais pas peur qu'il me juge et cela était déjà un poids en moins. Daniel Alan David Jones était devenu plus qu'une connaissance, il était devenu un ami, un confident, une oreille à qui parler et je ne l'en remercierai jamais assé.


Danny est baisable sur cette photo bordel de merde =D

# Posted on Saturday, 23 August 2008 at 11:55 AM

Edited on Tuesday, 10 February 2009 at 12:09 PM

#4

#4
Partie quatre.

__Danny m'avait présenté Thomas, Tom un gars bien, gentil, marrant et l'amour qu'il portait envers Angèle m'était parfois douloureux me ramenant à Mathilde. Je me demandais parfois si elle savait à quel point il l'aimait. Ses yeux ressemblait à deux soleil en plein été tant ils s'illuminaient lorsqu'il la voyait. Un amour presque qu'aussi fort que celui que je lui porte. J'en avais parlé à Tom sachant pertinemment que de ce côté personne d'autre que lui ne me comprendrait mieux si ce n'est Angèle qui elle aussi s'était montrée très compréhensible. J'avais dis à Tom que moi aussi j'étais amoureux, que je l'aimais d'une façon passionnelle, plus que passionnelle, que le jour ou je l'avais vu mon c½ur s'était entiché d'elle. Que c'était elle qui en contrôlait les émotions, les joies, les déchirures, les battements. Tom avait dit me comprendre, je savais que ce n'était pas des paroles en l'air. Alors qu'Angèle m'avait presque supplié pour que je l'appelle, un simple coup de téléphone disait elle. Pas si « simple » que ça ce coup de téléphone. Bien sur que non je n'avais pas appelé ! Pour lui dire quoi ? Que j'étais désolé mais qu'il m'était impossible de revenir ? Ne l'avais-je pas assé brisée déjà pour en remettre une autre couche ? J'espérais simplement qu'elle soit heureuse. Rien d'autre. Cependant, j'avais entrepris de lui écrire une lettre quand j'avais besoin de lui dire des choses importantes, ou même banales, quand j'avais besoin de lui parler, de lui dire des choses que je lui aurai dites dans la vie de tous les jours quand nous étions ensemble. Ces lettres, je les mettais dans une enveloppe puis dans une boîte à chaussure avant de la cachée sous mon lit. Un peu comme Brooke dans les frères Scott, sauf que pour elle la situation était quelques peu différente de la mienne. D'abord ce n'était qu'un fait fictif, une émission à l'eau de rose pour les midinettes, comme Mathilde par exemple. Tout les jours à dix-sept heures quinze elle était installée dans le canapé avec moi et bavait littéralement devant « Lucas » chose que je trouvais bien évidement puérile et débile. Mathilde prenait ça pour de la jalousie, elle n'avait pas tout à fait tord. Ma situation n'était pas comme ce petit feuilleton, je ne quittais pas Mathilde pour Maya, une de nos très bonnes amies, pour ensuite retourner avec Mathilde et m'apercevoir qu'en fait j'aimais Marine. Non, j'aimais Mathilde point finale. Ensuite j'étais à deux doigts de mourir, à deux doigts des portes du paradis, ou de l'enfer je ne sais pas trop. Eux non. Après avoir appris ce cancer je m'étais remis en question. Avais-je fais quelque chose d'affreusement moche durant mon existence qui n'était que d'une durée de dix-huit ans ? Je n'avais jamais tué, ni voler. Mais peut être avais-je blessé des gens sans m'en rendre compte. Peut-être je n'avais pas été assé bon avec mon entourage. Ou peut-être je n'avais rien fait du tout. Je n'en savais rien. Mon destin était-il tracé ainsi depuis ma naissance ? Pourquoi aurai-je du rester dix-huit ans presque dix neuf sur cette terre en ayant rien connu de la vie si ce n'est pour mourir branché à un tas de machines ? Décidément je n'y comprenais pas grand nombres de choses. Je m'étais mis à croire en dieu ces dernières années. Mathilde, elle y croyait. Elle croyait aux miracles. Elle croyait à la vie après la mort.
__J'aurai voulu croire à un miracle. J'aurai voulu vivre. Non pas pour moi, parce que moi sans elle ça ne ressemblait à rien. J'étais comme mis sur pause depuis mon départ. J'aurai voulu vivre pour elle. Pour voir l'étincelle se rallumer dans ses prunelles. Elle était la plus belle réussite de ma vie. Le plus beau cadeau que le ciel m'est donné, son amour. J'étais conscient que je ne le méritais pas, que je ne la méritais pas. Elle avait à peine seize ans et moi dix sept ans et demi. J'étais en terminale, elle redoublait sa seconde. Je ne l'avais pourtant jamais remarquée avant, mais quand, dans ce couloir du troisième étage je l'ai vue... Elle était assise dans le couloir comme la plus part des élèves, la tête posée contre le mur, les yeux fermés. Je me souviens avoir ralenti le pas et l'avoir toisée quelques secondes et comme une envie folle de lui parler s'était emparée de moi j'ai baissé les yeux et me suis mis à avancer d'un pas rapide ne regardant pas ou j'allais mais sachant pertinemment ou ma course me conduirait. J'ai fais exprès de me prendre les pieds dans son sac avant de lâcher le cahier que je tenais en main, tout en me retrouvant sur les fesses. Quand son regard s'est posé sur moi j'ai compris qu'il se passait quelque chose, quelque chose dans ses yeux me disait qu'elle serait pour moi ma moitié. Et je ne m'étais pas trompé. A partir de ce moment nous avons commencé à nous parler, à nous faire la bise uniquement en se voyant au lycée, à se demander comment nous allions et un beau jour n'y tenant plus je lui ai proposé de venir me voir jouer sur scène dans une petite salle de la ville. C'est cette nuit là que nous nous sommes embrassés pour la première fois. J'étais tellement angoissé à l'idée de ce baiser que j'ai fait n'importe quoi et que ce qui était censé être la plus belle embrassade de toute ma vie n'a été qu'un simple « smack » rapide. Mais elle, elle souriait, un vrai sourire, ce que j'aimais tant, de ses dents blanches et pas tout à fait alignées, un sourire qui lui donnait des aires enfantin avec ses deux fossettes creusées dans les joues. Et malgré l'obscurité j'avais cru percevoir ses pommettes rosirent légèrement. Ce soir là, je m'étais promis de ne pas la laisser filer et de ne jamais lui faire de mal.

# Posted on Saturday, 23 August 2008 at 8:06 PM

Edited on Tuesday, 10 February 2009 at 12:09 PM